Le monde du MMA français est en deuil. Pengo Bossio Wangi, 26 ans, est mort le vendredi 23 octobre 2026 dans l’attaque qui a frappé Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Passionné de combat, il rêvait de devenir professionnel.
Ce que l’on sait de l’attaque
Selon les informations disponibles à ce stade, un homme armé d’un pistolet-mitrailleur a tiré sur des passants dans les deux communes, dans la matinée du 23 octobre. Le premier bilan officiel fait état d’un mort et de quatre blessés.
Le suspect, un homme de 39 ans déjà connu des services de police et désigné dans la presse par les initiales Kévin T., a été interpellé à Coignières par des policiers de la BAC, puis placé en garde à vue. Il est présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé.
Le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire. L’enquête vise notamment des faits d’assassinat et de tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a déclaré que l’homme aurait tiré au hasard et qu’il « avait envie de faire un carnage ».
Le mobile n’est pas établi. L’hypothèse d’un mobile raciste est examinée, et l’enquête doit déterminer si les victimes ont été visées ou si les tirs étaient indiscriminés. D’autres éléments, comme l’arme exacte ou l’heure précise des faits, restent à confirmer.
Qui était Pengo Bossio Wangi ?
Selon les informations relayées à partir du Parisien, Pengo Bossio Wangi avait 26 ans. Il était un espoir français du MMA, un jeune combattant amateur qui rêvait de passer professionnel. Il s’entraînait plusieurs fois par semaine à l’Atch Academy d’Aubervilliers.
Son entraîneur le décrit comme un athlète passionné et très investi. Il se souvient d’un jeune homme qui « avait toujours le sourire et parlait à tout le monde ». Une phrase simple, qui dit l’image qu’il laissait autour de lui, dans la salle comme en dehors.
Un parcours de combattant amateur
Comme beaucoup de jeunes pratiquants, Pengo Bossio Wangi s’est construit dans l’ombre des grandes affiches. Les combattants amateurs sont le socle du MMA français : ils s’entraînent après le travail ou les études, financent eux-mêmes leur matériel et leurs déplacements, et visent un jour une carte professionnelle. Son profil est répertorié dans les bases de données de combattants, ce qui montre qu’il avait déjà commencé à se confronter à la compétition.
Son histoire rappelle ce que représente ce sport pour beaucoup de jeunes en Île-de-France : une discipline, un cadre, une communauté. À l’Atch Academy, il faisait partie de ces visages qu’on retrouve chaque semaine, avec leurs objectifs, leurs doutes et leurs progrès.
L’émotion dans la communauté
La nouvelle de sa mort a provoqué une vive émotion chez ses coéquipiers et ses proches. Pour son club et ses partenaires d’entraînement, c’est un camarade qui disparaît à 26 ans, dans un acte de violence qui n’a rien à voir avec le sport.
Dans ces moments, la communauté des sports de combat se rassemble souvent autour de la famille : hommages sur les réseaux, minutes de silence avant les prochains événements, cagnottes pour aider les proches. Les initiatives officielles n’ont pas encore été communiquées. Il faudra attendre la parole de la famille et du club, qu’il est important de respecter.
Ce qui reste à établir
L’enquête vient de commencer. Plusieurs points restent à clarifier : le mobile exact, le déroulé précis des tirs, les circonstances dans lesquelles chaque victime a été touchée, et le profil du suspect. Les informations ci-dessus peuvent donc évoluer dans les prochaines heures, à mesure que les autorités communiquent. Nous mettrons cet article à jour.

