Si vous suivez un tant soit peu le MMA francophone sur les réseaux sociaux, il y a de fortes chances que vous soyez déjà tombé sur cette scène : Fernand Lopez, casquette vissée sur la tête, qui s’exclame avec un enthousiasme communicatif « Oh ouiii… Good job ! » au bord de la cage ou du tapis d’entraînement. Retour sur l’histoire d’un mème devenu culte, et sur l’homme qui se cache derrière.
Qui est Fernand Lopez ?
Avant d’être une figure virale, Fernand Lopez est avant tout l’un des coachs les plus respectés du MMA français et international. Fondateur de la MMA Factory à Paris, il a façonné la carrière de plusieurs combattants passés par le sommet de l’UFC, à commencer par Francis Ngannou, qu’il a suivi dès ses débuts, puis Ciryl Gane, dont il reste l’un des piliers du coin depuis le début de sa carrière professionnelle. Une salle qui a également vu passer des noms comme Cédric Doumbé, autre figure incontournable du combat français.
L’origine du « Oh oui… Good job »
La formule est née dans le cadre le plus banal qui soit : les séances d’entraînement quotidiennes à la MMA Factory. Fernand Lopez, connu pour son approche particulièrement positive et encourageante avec ses athlètes, a pris l’habitude de scander ce « Oh oui… Good job ! » à chaque geste technique réussi par ses combattants, qu’il s’agisse d’un enchaînement de frappes, d’une transition au sol ou d’un simple exercice de mitaines.
Cette manie, filmée à de multiples reprises lors des séances d’entraînement diffusées sur les réseaux de la salle, a fini par attirer l’attention des internautes pour son côté à la fois sincère et légèrement décalé. Le ton si particulier de Fernand Lopez, entre encouragement paternel et enthousiasme presque enfantin, a rapidement transformé une simple habitude de coaching en phénomène viral.
De l’entraînement au phénomène TikTok
Le mème a explosé sur TikTok et YouTube sous forme de compilations, où l’on retrouve les meilleurs passages de Fernand Lopez lançant son fameux « Good job » face à Ciryl Gane, entre autres athlètes de la salle. Ces vidéos, reprises et détournées par des milliers d’internautes, ont dépassé le simple cercle des amateurs de MMA pour toucher un public bien plus large, curieux de découvrir cette figure attachante du sport de combat français.
Le succès a été tel que la formule a fini par se transformer en produit dérivé : des t-shirts « Oh oui… Good job » ont été commercialisés en série limitée sur la boutique officielle de la MMA Factory, preuve que le mème a largement dépassé le cadre des réseaux sociaux pour devenir un véritable objet de fierté pour la communauté du club.
Une philosophie de coaching qui a fait ses preuves
Au-delà de l’aspect purement comique, ce « Good job » reflète quelque chose de plus profond dans la méthode Fernand Lopez : un coaching basé sur le renforcement positif plutôt que sur la pression ou la critique systématique. Une approche qui semble avoir porté ses fruits, si l’on en juge par les trajectoires de ses athlètes les plus emblématiques, Ciryl Gane en tête, aujourd’hui au sommet de sa discipline.
Difficile de ne pas voir, avec le recul, un lien entre cette ambiance de travail bienveillante et la réussite de ses poulains sur la scène internationale. Comme quoi, parfois, un simple encouragement lancé du bord du tapis peut laisser une trace bien plus durable qu’on ne l’imagine.

